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samedi 16 janvier 2010

La Femme des Sables (Suna no onna) d’Hiroshi Teshigahara (Japon/1964/153’’/35mm/N&B/1:37/vostfr).



Je ne vais pas souvent au ciné-club de la fac de Paris 8 (un film chaque mercredi midi), et ayant participé à la conception du programme de cette année (sur le thème du désert. Décidément, après 2 films de Sergio Leone..), il y avait un film que je souhaitais voir depuis l’année dernière, proposé par un collègue de classe : La Femme des Sables d’Hiroshi Teshigahara, dans une copie distribuée par Carlotta Films (je retrouve sans cesse cette société, incontournable dans la préservation et la diffusion d’une grande partie du patrimoine cinématographique mondial). C’est l’occasion d’y retourner après une longue absence. Et je suis étonné du nombre relativement conséquent de spectateurs, dont une grande majorité d’étudiants (en cinéma). Un petit souci en début de séance, visiblement un problème de format de projection, rapidement réglé.
Second long métrage de Teshigahara, La femme des Sables a obtenu le Prix Spécial du Jury au Festival de Cannes 1964, nominé aux Oscars du Meilleur réalisateur et Film Etranger (1965 et 1966), entres autres prix et nominations (Blue Ribbon Award 1965, Kinema Junpo Award 1965 et plusieurs prix raflés au Mainichi Film Concours 1965), et a permis de faire connaitre le cinéaste en Occident.
Depuis 1953, il a réalisé 5 courts métrages avant son premier long (Otoshiana/Le Traquenard 1962). Pour lui les images sont plus importantes que les mots, les corps et les paysages sont considérés comme des objets, lui permettant de peindre la réalité japonaise de manière presque expérimentale. Ici, le sable, élément-personnage omniprésent, représente la société japonaise de manière négative, par son aspect bloquant, gênant, nocif, qui s’immisce partout et entrave l’être humain. Le scénario est adapté d’un roman de Kobo Abe, avec qui le cinéaste va collaborer plusieurs fois, adaptant fidèlement l’univers de l’écrivain, proche de celui de Kafka.
[La Femme des Sables est tissé de symbolisme, et Teshigahara , dans une véritable osmose avec l’écrivain, retranscrit de façon picturale les angoisses existentielles décrites par l’auteur. Par l’utilisation de décors et d’images allégoriques, en structurant son film par des échos et des jeux de miroir, Teshigahara nous immerge dans l’itinéraire mental qui est au cœur du film. La Femme des Sables est un film d’une richesse quasiment inépuisable, à la fois limpide dans son déroulement et vertigineuse réflexion sur l’homme et sa place dans l’univers.*]



Résumé :
Un instituteur féru d’entomologie (Eiji Okada) marchant dans le désert, décide de faire une halte pour se reposer. Des villageois lui proposent de passer la nuit dans leur village. Il est accueilli par une femme (Kyôko Kishida) qui lui offre le gîte et le couvert dans sa maison au fond d’un trou. Pendant la nuit, la femme se lève et ramasse le sable qui s’écoule des parois de sa maison. Au petit matin, l’homme réalise qu’il a été fait prisonnier, et après plusieurs tentatives de fuites, il se résigne et trouve par hasard de l’eau, découverte qui donne un sens à son existence.
Le film s’ouvre sur des images déroutantes et inquiétantes, des estampes de dunes et leurs striures qui occupent tout l’écran (un œil bizarre apparait au centre), et qui se transforment en empreintes digitales de procès-verbal (l’administration envahissante et inhumaine reviendra ponctuellement dans le film, à travers une liste exhaustive de « formulaires, d’autorisations, de passe-droits, permis de conduire, de papiers d’identité, d’extraits de naissance, (...) et j’en oublie » que décrit la voix-off du héros, puis à la fin du film, lors du procès verbal mentionnant sa disparition depuis 7 ans). On passe du micro au macroscopique, et comme un grain de sable dans le désert, l’homme n’est qu’un point, un numéro, perdu parmi cette paperasse qui quadrille sa vie (il semble paumé dans le désert dès les premières images filmé en plan très large). Notre héros semble vouloir échapper à cette condition oppressante, mais il trouvera bien pire encore (ou pas). C’est un entomologiste qui cherche des insectes, on dirait bien qu’il finira comme eux.
Cette cabane qu’il remarque au début, au fond d’un grand trou dans le sable, est très symbolique de son futur enfermement et oppression sociale (car il ne se doute pas tout de suite de ce qu’il l’attend, et met du temps à comprendre qu’il est coincé, malgré toute l’atmosphère pesante et très étrange qui règne dans cette cabane dès qu’il y met les pieds). L’ambiance est bizarre, la femme lui dit des choses incohérentes mais étrangement pessimistes sur le sable (« Il y en a partout, il assèche tout, la maison tombe en ruine à cause de lui, etc.. »), le couvre d’un parasol « pour le protéger du sable » (et effectivement, quand il a finit de manger durant un long plan fixe, il s’aperçoit en se levant et en cognant le parasol qu’il est couvert de grains de sable), et s’attèle pendant une grande partie de la nuit à remplir des seaux de sables pour vider son trou, à l’aide des villageois (qui font d’inquiétantes allusions) qui remontent en haut les tas de sable. Le héros est étonné et perplexe face à cette activité peu commune mais ne se doute de rien et reste insouciant, alors que le spectateur se sent déjà fortement oppressé. « Je vous aide » lui dit-il « Non, pas le premier soir » lui répond elle. Il rit en disant qu’il ne reste qu’une seule nuit, elle reste silencieuse… Le lendemain, l’échelle par laquelle il est descendu la veille n’est plus là, et impossible de remonter de ce maudit trou.
Et le film suit sa descente dans les profondeurs de la folie, car il n’accepte pas cet emprisonnement, puis sa résignation et son renoncement.



Ce sentiment d’enfermement est accentué tout au long du film par ce sable omniprésent et extrêmement dérangeant. Il semble tout ronger, tout recouvrir (les plans magnifiques sur le corps de la femme le matin lorsqu’il est couvert de sable, les gros plans détaillant un cou, une aisselle, un torse sur lesquels trainent quelques grains de sables mêlés à la sueur), s’immiscer partout, coller à la peau. Tout est envahi par le sable, et son image est décliné à l’infini (gros plans microscopiques, striures, avalanches de sables, et la manière qu’il a de se désagréger quand l’homme essaie de l’escalader, poussière de sable quand un élément est déplacé ou cogné, grains collés à la peau, et même sables mouvants, en font une prison naturelle totalement contraignante). En plus, il a l’air de faire extrêmement chaud (magnifique lumière du chef opérateur Hiroshi Segawa, tout en contraste entre une surexposition aveuglante et des noirs profonds et ciselés), et cette chaleur est embarrassante, pesante, moite et fatigante. La femme est devient lascive, l’homme épuisé, on est aveuglé par cette lumière intensément blanche. L’image arrive parfaitement à retranscrire cette atmosphère moite, aveuglante, et presque onirique (mais c’est ici véritablement un cauchemar qui se joue sous nos yeux). Des images étranges et inquiétantes viennent ponctuellement souligner cette univers clos et oppressant (surimpression du trou, fondus entre les courbes de la femme et les dunes de sable, images d’insectes coincés dans la lampe à huile, gros plans de visages grimaçants, notamment dans la scène trop bizarre où tous les paysans curieux et voyeurs viennent demander au couple de copuler sous leurs yeux en échange d’un peu de liberté). Et la musique grinçante et presque désagréable vient souligner cette atmosphère anormale et surréaliste, lourde et oppressante.
Ce film est une véritable fable philosophique et cinématographique qui parle de la condition de l’homme et de son inexorable emprisonnement de la société (japonaise). « Vis tu pour enlever le sable ? » demande furieusement l’homme à sa compagne forcée, pour souligner l’absurdité de leur condition, proche d’une certaine forme d’esclavage (le sable enlevé sert visiblement à alimenter une entreprise de construction pour la fabrication de son béton, alors que c’est illégal). Il finira par s’habituer et se résigner à sa condition lorsqu’il découvrira un phénomène qui donnera sens à sa vie (pas plus absurde finalement que de rechercher et découvrir un insecte inconnu), le sable qui peut retenir l’eau par condensation et créer des puits (car l’eau était une condition essentielle à leur survie, alors qu’elle servait à les opprimer, par manque, vu qu’elle est distribué par le « syndicat » du village en échange de travail). Il n’y a aucun échappatoire, mais la vie doit continuer, et elle continuera à n’importe quel prix (leur enfant va d’ailleurs naître à la fin). Il faut continuer à vivre, même si cela nous semble absurde et insensé. On peut voir ce film comme une métaphore du mariage, ou encore comme un symbole de l’oppression latente omniprésente (comme le sable) dans la société japonaise, hiérarchisée et ritualisée, à travers cette histoire de repeuplement forcé d’un village désert. Le thème et le motif du désert sont abordés de manière intéressante, fortement symbolique et graphique, et en font un film à l’atmosphère étrange et inquiétante.



http://www.imdb.com/title/tt0058625/
http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Femme_des_sables
http://www.critikat.com/La-Femme-des-sables.html
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4581
http://archive.filmdeculte.com/film/film.php?id=1790
http://cinema.fluctuat.net/hiroshi-teshigahara.html
http://www.generique-cinema.net/analyses/femme.html
http://www.dvdclassik.com/Critiques/dvd_femme_des_sables.htm
http://www.paperblog.fr/907315/la-femme-de-sables-de-teshigahara/
http://www.cineclubdecaen.com/analyse/dvd/hiroshiteshigaharafemmedessables.htm
http://www.cinetudes.com/LA-FEMME-DES-SABLES-Suna-no-onna-1-de-Hiroshi-Teshigahara-1964_a43.html [*]
http://www.cinetudes.com/LA-FEMME-DES-SABLES-Suna-no-Onna-2e-1964_a79.html
http://www.liberation.fr/culture/010199436-la-nouvelle-femme-des-sables
http://culturopoing.com/Cinema/Hiroshi+Teshigahara+La+femme+des+sables+-340
http://arkepix.com/kinok/CRITIQUES/TESHIGAHARA/critique_femmedessables.html

Eddie, le 9 déc. 2009.

jeudi 24 septembre 2009

Le Salon de Musique/Dans la Brume Electrique (20/22 mai 2009)



Le Salon de Musique (Jalsaghar) de Satyajit Ray (Inde/1958/100’’/35mm/N&B/VOSTFR).
J’ai eu la chance de voir ce film dans la petite salle de cinéma (une 100aine de places environ) du ciné-club de l’université Paris 8, dans une très vieille copie bien abimée qui risquait de lâcher à tout moment, alors qu’il faisait chaud et sombre et que le soleil cognait fort dehors. On a quand même fait le pari avec le projectionniste de laisser tourner jusqu’à la fin pour le voir en entier. Tout s’est heureusement bien passé, même si à chaque craquement ou saute d’images, l’état du film (’’niveau 4’’ selon Patrice le projectionniste*) semblait irrémédiablement catastrophique. Mais bon, c’est un véritable plaisir d’admirer avec enchantement, malgré ces conditions, ce classique du cinéma indien, premier film de Satyajit Ray que je regarde (et 4e de sa filmo).
[Piqué au vif par l'arrogance d'un voisin parvenu, un vieux seigneur ruiné sort de sa mélancolie pour s'adonner une dernière fois, par-delà le deuil de sa femme et de son fils, à sa passion de la musique.
Avant de tirer sa révérence, il invite, dans son prestigieux salon, la beauté incarnée et un orchestre talentueux.
-Scénario Satyajit Ray - D’après une histoire de Tarashankar Banerjee
-Musique Ustad Vilayat Khan - Photo Subrata Mitra - Montage Dulal Dutta -Son Durgadas Mitra
- Acteurs Chhabi Biswas, Padma Devi, Pinaki Sengupta, Gangapada Bose, Tulsi Lahiri, Kali Sarkar, Wahed Khan, Roshan Kumari.
]*
http://www.satyajitray.org/
http://www.imdb.com/name/nm0006249/
http://www.imdb.com/title/tt0051792/
http://www.3continents.com/data/document/06-festival-ray.pdf [*]
http://www.objectif-cinema.com/spip.php?article4117
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/rays/salondemusique.htm
*selon Patrice toujours, « niveau 5 correspond à de la pellicule bonne à jeter ».
Un film magnifique et long (certains plans durent le temps d’une chanson que l’on écoute avec eux), avec des
temps (et leur traitement) qu’on oublie beaucoup et qu’il est bon de prendre le temps de retrouver.
Ça change des films de Hong Kong avec 50 plans à la minute. Somptueux et à la fois très austère, à l’image de ce seigneur mélomane pour qui la seule passion est d’écouter de la musique et de d’offrir de merveilleux concerts à ses invités, le noir et blanc est parfait, les scènes finales sont formellement puissantes (le lustre en cristal qui balance, l’ivresse du héros et sa mort), le jeu sur le(s) temps (on pense à Citizen Kane d’Orson Welles, par ces flashback et l’apogée et la déchéance du personnage qu’il dépeint), ce film a surtout une forte attraction par sa musique totalement envoutante et lancinante, à tel point qu’on comprend sa passion pour ces récitals et concerts.
Un très beau film parmi les grands classiques du cinéma mondial, qu’on a eu de la chance de voir en entier.




Dans la Brume Electrique de Bertrand Tavernier (USA-France/2009/117’’/35mm/Vostfr).
[New Iberia, Louisiane. Le détective Dave Robicheaux est sur les traces d’un tueur en série qui s’attaque à de très jeunes femmes. De retour chez lui après une investigation sur la scène d’un nouveau crime infâme, Dave fait la rencontre d' Elrod Sykes. La grande star hollywoodienne est venue en Louisiane tourner un film, produit avec le soutien de la fine fleur du crime local, Baby Feet Balboni. Elrod raconte à Dave qu’il a vu, gisant dans un marais, le corps décomposé d’un homme noir enchaîné. Cette découverte fait rapidement resurgir des souvenirs du passé de Dave. Mais à mesure que Dave se rapproche du meurtrier, le meurtrier se rapproche de la famille de Dave... D'après le roman Dans la brume électrique avec les morts confédérés de James Lee Burke.]*
Ça faisait longtemps que je n’étais pas allé au cinéma, Laurine m’emmène donc voir le dernier film de Bertrand Tavernier, cinéaste et critique français qui connait bien les Etats-Unis (50 ans de cinéma américain aux éditions Omnibus). Dans la Brume électrique est un film tourné aux States, en l’occurrence en Louisiane, avec une équipe à la fois française et américaine, ce qui lui donne une double personnalité. Ce film a donc deux facettes, puisque deux versions, une pour les USA, et l’autre voulue par Tavernier, distribuée dans le reste du monde. Ce fait intéressant est d’ailleurs détaillé dans cet article du monde (1), qui parle des problèmes rencontrés par Tavernier, réalisateur français, lors de son « rêve américain », notamment avec le producteur Michael Fitzgerald.
Le réalisateur sait poser une ambiance lourde et oppressante, à l’image de cette brume du Bayou, parfois onirique (les séquences avec le général), parfois opaque et sombre. Mais pendant 2 heures, jusqu’à la fin, on attend un dénouement, une conclusion, qui au final ne viendra pas. Et j’avoue Tommy Lee Jones, malgré son rôle convaincant et sa carrure d’ancien (vieux bonhomme fatigué de la vie, du racisme et de courir après les criminels, une sorte de héros à l’ancienne avec un fort sens individuel de la justice, idée reléguée par le général ou son fantasme), a quand même carrément moins la classe que son collègue Clint Eastwood (dans Gran Torino). Sinon, une bonne prestation, un bon film (il y a des choses intéressantes dans ce film brumeux, comme la bonne idée de la photo souvenir avec le général, et tous les jeux de brume, de lumière, d’obscurité, de caché et suggéré) qui m’a cependant pas mal déçu et laissé sur ma faim. De plus, c’est toujours énervant de payer 9 euros sans savoir ce qu’on va regarder et d’avoir l’impression de ne pas en avoir eu pour son argent.
Mais enfin, un bon film d’ambiance pour un bon polar dans le sud des Etats-Unis et ses marécages. N’empêche que j’ai en tête sur cette image de Tommy Lee Jones (dans un rôle strictement similaire) dans le plan final de No Country for Old Men des frères Coen. Cette fin interrogative sur cet inspecteur dépassé et fatigué préfigure et annonce l’enquête mystérieuse et inaboutie de Dans La Brume. J’ai quand même préféré 3 Enterrements…
http://www.premiere.fr/film/Dans-La-Brume-Electrique [*]
http://www.lemonde.fr/culture/article/2009/04/11/dans-la-brume-electrique-un-conflit-deux-films-de-tavernier_1179644_3246.html (1)
http://www.surlarouteducinema.com/archive/2009/04/15/dans-la-brume-electrique-de-bertrand-tavernier.html
http://unregardunecritique.blogspot.com/2009/04/cine-dans-la-brume-electrique-de.html
http://www.froggydelight.com/article-6981-Dans_la_brume_electrique
http://www.6neweb.fr/?p=8060
http://publikart.net/dans-la-brume-electrique-de-bertrand-tavernier
http://ladiesroom.fr/2009/05/04/dans-la-brume-electrique-de-bertrand-tavernier/

Eddie, le 22 mai 2009.

mercredi 23 septembre 2009

Qu'est ce qu'on regarde pendant ces PCJ ???

Les séances Chez Jacki (films déja programmés).

*21e Séance (21/12/2009)
Intervista de Federico Fellini (Italie/1987)
Exilé (Exiled/Fong Juk 放逐) de Johnnie To (HK/2006)

*20e Séance (17/12/2009)
Le Maitre Chinois (Drunken Master/Jui kuen 醉拳) de Yuen Woo Ping (HK/1978)
The Naked Kiss (Police Spéciale/Le Baiser de l'Aliéné) de Samuel Fuller (USA/1964)

*19e Séance (14/10/2009)
Critters II de Mick Garris (USA/1984)
Histoire de Cannibales (We’re going to eat you/Di yu wu men 地獄無門) de Tsui Hark (HK/1980)

*18e Séance (07/10/2009)
Frenzy d'Alfred Hitchcock (USA/1972)
Mad Detective (Sun taam 神探) de Johnnie To (HK/2007)

*17e Séance (25/09/2009)
The Party de Blake Edwards (USA/1968)
PTU de Johnnie To (HK/2003)

*16e Séance (23/09/2009)
La Saveur de la Pastèque (Tian bian yi duo yun 天边一朵云) de Tsai Ming Liang (Taïwan/2005)
The Blade (Dao 刀) de Tsui Hark (HK/1995)

*15e Séance (16/09/2009)
Jeune et Innocent (Young and Innocent) d'Alfred Hitchcock (UK/1937)
Iron Monkey (Siu nin Wong Fei Hung ji: Tit Ma Lau 少年黃飛鴻之鐵馬騮) de Yuen Woo Ping (HK/1993)

*14e Séance (10/09/2009)
Arsenic et Vieilles Dentelles (Arsenic and Old Lace) de Frank Capra (USA/1944)

*13e Séance (03/09/2009)
Gloria de John Cassavetes (USA/1980)
Memories of Murder (Salinui chueok 살인의 추억) de Bong Joon Ho (Corée du Sud/2003)

*12e Séance (26/08/2009)
Downtown 81 (New York Beat Movie) d'Edo Bertoglio (USA/1981)
The Crazies (La Nuit des Fous Vivants) de Georges A. Romero (USA/1973)

*11e Séance (21/08/2009)
As Tears go by (Wong gok ka moon 旺角卡門) de Wong Kar Wai (HK/1988)

*10e Séance (09/06/2009)
Stunt Woman (Ah Gam dik koo si 阿金) d'Ann Hui (HK/1996)
La Nuit Américaine de François Truffaut (France/1973)

*9e Séance (05/05/2009)
Breaking News (Daai Si gin 大事件) de Johnnie To (HK/2004)
Borat de Larry Charles et Sacha Baron Cohen (USA/2006)

*8e Séance (28/04/2009)
Election (Hei she hui 黑社會) de Johnnie To (HK/2005)
The Longest Nite (Um fa 暗花) de Patrick Yau (HK/1998)

*7e Séance (30/03/2009)
Guerre des Gangs a Okinawa (Bakuto gaijin butai 博徒外人部隊) de Kinji Fukasaku (Japon/1971)
Made in Usa de Jean Luc Godard (France/1966)

*6e Séance (24/03/2009)
Okita le Pourfendeur (Gendai Yakuza: hito kiri Yota 現代やくざ 人斬り与太) de Kinji Fukasaku (Japon/1972)
A Bout de Souffle de Jean Luc Godard (France/1960)

*5e Séance (10/03/2009)
Combats sans Code d'Honneur (Jingi naki tatakai 仁義なき戦い) de Kinji Fukasaku (Japon/1973)
Chungking Express (Chung Hing sam lam 重慶森林) de Wong Kar Wai (HK/1994)

*4e Séance (04/03/2009)
Just Heroes (Yee daam kwan ying 義膽群英) de John Woo (HK/1989)
Kamikaze Club (Kyokatsu koso Waga Jinsei 恐喝こそわが人生) de Kinji Fukasaku (Japon/1968)

*3e Séance (26/02/2009)
The Killer (Dip huet seung hung 蝶血雙雄) de John Woo (HK/1989)

*2e Séance (18/02/2009)
Young and Dangerous (Goo waak chai ji yan joi kong woo 古惑仔之人在江湖) d'Andrew Lau (HK/1996)
Les Amants du Pont Neuf de Leos Carax (France/1991)

*1e Séance (09/02/2009)
Le Vagabond de Tokyo (Tokyo nagaremono 東京流れ者) de Seijun Suzuki (Japon/1966)
L'Homme sans Passé (Mies vailla menneisyyttä) d'Aki Kaurismaki (Finlande/2002)


Une liste de films en prévision va suivre...